La mycose de l’ongle est une affection fréquente qui touche près de 10% de la population. Pourtant première pathologie de l’ongle chez l’adulte, elle est encore mal identifiée et insuffisamment diagnostiquée.
Qu’est-ce qui cause la mycose des ongles ?
Dans la grande majorité des cas, les mycoses des ongles, onychomycoses, sont causées par des dermatophytes anthropophiles. Mais elles peuvent aussi être causées par des levures du genre Candida et des moisissures. La transmission est le plus souvent interhumaine, notamment dans les lieux collectifs comme les piscines ou les vestiaires.
Comment la reconnaître ?
Elle concerne principalement les ongles des pieds, en particulier le gros orteil. Les signes sont un épaississement, une coloration jaunâtre et une fragilisation de l’ongle. La mycose évolue lentement et peut altérer significativement la qualité de vie, avec des douleurs, une gêne à la marche et un inconfort durable, sans compter le désagrément esthétique.
Quels sont les facteurs de risque ?
Le développement des onychomycoses est favorisé par :
Comment est posé le diagnostic ?
Les symptômes de la mycose de l’ongle sont peu spécifiques et peuvent aussi être la manifestation d’un psoriasis, d’un traumatisme… « Le diagnostic clinique seul est parfois insuffisant (surtout pour les non-dermatologues). Il est préférable qu’il soit confirmé par un examen mycologique avant d’initier un traitement qui est prolongé », insiste le Dr Olivier Cogrel. Pourquoi est-ce important ? Un examen mycologique permet d’éviter des traitements inutiles, contraignants et surtout inefficaces.
Pourquoi le traitement est-il si long ?
La prise en charge repose sur des traitements antifongiques, locaux ou oraux, de plusieurs mois. En effet, la repousse complète de l’ongle pouvant prendre 6 à 18 mois, il faut s’armer de patience pour voir des résultats apparaître.
Lorsque les candidas et moisissures (fusarium par exemple) sont en cause, il s’agit d’une « prise en charge plus difficile en milieu spécialisé », note la Société française de dermatologie.
Comment prévenir le risque de mycose ?
« Une prise en charge précoce permet d’éviter l’aggravation des lésions et d’améliorer significativement le confort des patients », rappelle la Société française de dermatologie.
Source : Société française de Dermatologie